Un peu d'histoire

Le berlingot de Carpentras est un bonbon composé de sirop de sucre cuit de forme de petite pyramide ou de tétraèdre d'un centimètre de côté environ. La concentration du sirop lui donne une structure dure et translucide. Cinq étapes sont nécessaires à sa production :

1.     la cuisson,   2.     l'étirage,   3.     le malaxage,   4.     le découpage à la berlingotière,   5.     la mise sur claies avant l'emballage.

La tradition veut qu'il ait été confectionné pour la première fois à base de caramel, sous le pontificat de Clément V (1264-1314 ) premier pape d'Avignon - Bertrand de Goth ou Got de son vrai nom. Clément V aurait donné son nom au bonbon et la partie centrale aurait subi les transformations du langage parlé courant : Ber-lin-Got. Sylvestre, son cuisinier,  aurait inventé la recette avec un surplus de sirop qu’il aurait recuit en ajoutant d’autres parfums. La forme du bonbon aurait été alors en ficelle découpée avec des ciseaux d’or. L’événement célébrait la suppression de l’ordre des Templiers. A l'origine, c'était un produit médicinal vendu par les apothicaires.

On retrouve plusieurs étymologies possibles :

·         Berlingot viendrait de l'italien "berlingozzo" du nom de longs sucres d'orge

·         Berlingot viendrait du provençal "berlingau" qui signifie "osselet", ce à quoi ressemblerait ce bonbon 

·         Berlingot viendrait du mot “bergot”, faisant référence à la coiffe des femmes nantaises qui allaient vendre les berlingots dans un cornet sur les places. 

Le premier qui réussit à le sortir de ses boutiques fut Pascal François Long, un pâtissier-confiseur de Carpentras, qui, en 1844, utilisa le sirop de fruits confits. Gustave Eysséric, dès 1851, donna un nouvel essor en industrialisant la fabrication grâce à la « berlingotière Letang » et commercialisant dans le monde entier ses berlingots à la menthe poivrée emballés dans de jolies boites métallique équipées de déshumidificateur.

 Après la Première Guerre mondiale, les industriels, s'intéressant de plus en plus à ce marché, mirent en service sous les marques Bertin, Hansella et Jean Ratti de nouvelles découpeuses. Après un temps d'arrêt durant la Seconde Guerre mondiale dû à la pénurie de sucre, la production rebondit et, en 1962, cinq confiseurs fabriquaient des berlingots : les établissements Eysséric, Bonneru et Raquillet-Chabas ainsi que les confiseries Duparcq et du Mont-Ventoux.

De nos jours, seuls deux confiseurs de Carpentras continuent à perpétuer  cette tradition. Leur production globale se situe entre les 40t/an et 60t/an.

 

Plaque historique

 


La Berlingotière JASSARANIS a vu le jour